Le monde du journalisme a été frappé par la disparition d’Alyette Debray-Mauduy. Âgée de 57 ans, la journaliste du Figaro est décédée lundi 21 septembre 2026 après une collision avec un poids lourd dans le centre de Paris. L’accident s’est produit à proximité de la place de la Concorde.
Une collision mortelle près du pont de la Concorde
Le drame s’est produit dans la matinée, vers 9 heures, à l’intersection du quai des Tuileries et du pont de la Concorde. Alyette Debray-Mauduy circulait alors à vélo sur la bande cyclable située le long de la Seine.
D’après les premiers éléments communiqués dans le cadre de l’enquête, le camion venait du cours la Reine. Il aurait entrepris de tourner à droite alors que la cycliste continuait son trajet. Les circonstances précises de la collision doivent encore être établies par les investigations.
La question de l’angle mort des poids lourds figure notamment parmi les pistes examinées. Les secours sont intervenus rapidement, mais n’ont pas réussi à sauver la journaliste.
Le conducteur du camion a été placé en garde à vue. Les premiers contrôles réalisés sur lui se sont révélés négatifs à l’alcool et aux stupéfiants. Une enquête en flagrance pour homicide involontaire par conducteur d’un véhicule terrestre à moteur a été ouverte par le parquet de Paris.
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Alyette Debray-Mauduy, une journaliste spécialisée dans l’art de vivre
Au-delà des circonstances du drame, la disparition d’Alyette Debray-Mauduy rappelle le parcours d’une professionnelle bien connue dans son domaine.
Elle occupait le poste de rédactrice en chef adjointe du service Art de Vivre du Figaro. Dans ses fonctions, elle travaillait notamment sur la gastronomie, la décoration, les voyages et différentes thématiques liées au mode de vie et aux destinations.
La journaliste était également associée au monde du golf. La Fédération française de golf a rappelé son implication dans la couverture de cette discipline, notamment autour des compétitions, des parcours, du matériel et des voyages.
Alyette Debray-Mauduy était aussi mère de deux enfants. Les informations concernant leur identité n’ont pas été rendues publiques.
Une disparition qui suscite de nombreuses réactions

L’annonce de son décès a provoqué une vive émotion au sein du Figaro. Alexis Brézet, directeur des rédactions du quotidien, a salué la mémoire d’une journaliste appréciée de ses collègues et annoncé que le journal lui rendrait hommage dans ses colonnes.
La disparition d’Alyette Debray-Mauduy a également suscité des réactions dans le monde politique parisien. Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la maire de Paris, a notamment exprimé sa tristesse après ce nouveau décès impliquant un poids lourd.
La députée Lamia El Aaraje a, de son côté, rappelé sur les réseaux sociaux l’importance de la sécurité des déplacements dans les rues.
Cette collision remet aussi au premier plan la question de la cohabitation entre vélos, poids lourds et autres véhicules dans les grandes villes. Selon les chiffres cités par la Sécurité routière, 235 cyclistes ont perdu la vie sur les routes françaises en 2025, représentant environ 7 % des décès routiers enregistrés cette année-là.
Le ministre chargé des Transports, Philippe Tabarot, a lui aussi réagi. Il a insisté sur la nécessité d’associer le développement des mobilités actives à des mesures destinées à mieux protéger les cyclistes.
L’enquête doit désormais permettre de déterminer précisément comment la collision s’est produite au niveau du pont de la Concorde et d’établir les éventuelles responsabilités. Pour les proches et les collègues d’Alyette Debray-Mauduy, l’heure est surtout au recueillement après la disparition brutale d’une journaliste de 57 ans.
L’enquête se poursuit pour préciser les circonstances de cet accident. D’autres éléments pourraient donc être communiqués dans les prochaines heures ou les prochains jours.