C’est une page monumentale du sport français qui se tourne dans le bassin de compétition. À 35 ans, le sprinteur tricolore tire définitivement sa révérence après plus d’une décennie au plus haut niveau mondial. Alors que les épreuves européennes battent leur plein, l’officialisation de la fin de carrière de Florent Manaudou fait réagir ses pairs, à commencer par son complice du relais bleu, Maxime Grousset.
Un départ au sommet pour un colosse des bassins
L’annonce est tombée ce jeudi soir, surprenant le monde de la natation par sa temporalité en plein cœur d’un rendez-vous continental. L’ancien nageur du CN Marseille n’était plus apparu en compétition officielle depuis le final à suspense du relais 4 x 100 m 4 nages décroché aux Jeux de Paris, deux ans plus tôt.
Avec cette décision mûrement réfléchie, c’est l’un des palmarès les plus impressionnants de la natation internationale qui se referme :
36 médailles internationales accumulées au fil des années.
4 médailles olympiques individuelles sur la distance reine du 50 m nage libre (de l’or décroché à Londres en 2012 au bronze parisien).
4 titres de champion du monde, confirmant son statut d’explosivité pure.
L’histoire retiendra aussi la parenthèse audacieuse du géant français, qui avait un temps déserté la piscine pour s’essayer au handball professionnel avant d’opérer un retour gagnant au premier plan.
« Un grand homme » : l’admiration vibrante de Maxime Grousset
Dans le sillage de cette annonce, la réaction de la nouvelle génération ne s’est pas faite attendre. Fraîchement décoré d’une troisième médaille lors des Championnats d’Europe, Maxime Grousset a tenu à saluer la figure tutélaire de son aîné.
L’émotion de Maxime Grousset était palpable au moment d’évoquer celui avec qui il a partagé les podiums internationaux. Le nouveau leader de la natation tricolore a confié garder une empreinte indélébile de ce champion hors norme, soulignant le privilège d’avoir partagé des moments d’une telle intensité à ses côtés.
Cette transmission de témoin s’opère au moment où les Bleus continuent de briller sur la scène européenne, portés par l’héritage mental et la culture de la gagne insufflés par l’ancien roi du sprint.