À un mois de la rentrée, l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans se rapproche en France. Sauf censure du Conseil constitutionnel, le texte doit s’appliquer dès le 1er septembre 2026. Pour de nombreux collégiens, c’est le compte à rebours d’un été particulier.
Un texte suspendu à la décision du Conseil constitutionnel
La mesure vise les plateformes les plus fréquentées par les adolescents, TikTok et Snapchat en tête. Elle doit théoriquement s’appliquer à la rentrée scolaire de septembre 2026, sauf si les Sages retoquent le dispositif d’ici là.
Dans les rues de Paris, la nouvelle a déjà largement circulé chez les principaux concernés. Beaucoup d’entre eux affirment avoir vu passer plusieurs vidéos sur le sujet ces dernières semaines, souvent sur les plateformes mêmes qui sont visées par le texte.
Des adolescents entre résignation et usage intensif
C’est le cas de Sérine, une jeune Parisienne de 14 ans qui entrera en classe de troisième dans quelques semaines. Croisée début août près de la station de métro Châtelet, elle raconte passer environ quatre heures par jour sur TikTok pendant les vacances, contre un usage plus limité en période scolaire.
Interrogée sur l’interdiction à venir, elle décrit une ambiance de déception partagée avec ses camarades de classe, plus que de véritable révolte. Beaucoup semblent avoir déjà intégré l’idée que leur accès aux réseaux sociaux touche à sa fin, sans forcément y croire complètement tant que le Conseil constitutionnel n’a pas tranché.
En attendant un verdict qui pourrait tout changer, certains jeunes utilisateurs assument profiter sans retenue de leurs dernières semaines de liberté numérique.
Le Conseil constitutionnel doit encore se prononcer sur la validité du texte : la décision, très attendue, déterminera si cette rentrée sera vraiment la dernière avec TikTok pour des milliers de collégiens.