À Paris, rouler en trottinette électrique sans casque coûte désormais cher. Depuis le 7 août 2026, un arrêté préfectoral impose le port du casque et d’un gilet réfléchissant à tous les usagers d’engins motorisés. Premiers contrôles effectués ce mardi dans la capitale.
Un arrêté préfectoral entré en vigueur le 7 août
La préfecture de police a durci sa réglementation sur les engins de déplacement personnel motorisé (EDPM). Trottinettes électriques, gyropodes et monoroues sont concernés par cette nouvelle obligation, en vigueur depuis le 7 août 2026 à Paris et dans les communes limitrophes de la petite couronne.
Concrètement, chaque conducteur doit désormais porter un casque homologué ainsi qu’un gilet rétroréfléchissant. Le non-respect de cette règle expose à une amende de 135 euros.
Premiers contrôles rue La Fayette, dans le Xe arrondissement
Ce mardi 11 août, les forces de l’ordre ont mené une opération de sensibilisation rue La Fayette, un axe très fréquenté menant à la gare du Nord. Plutôt qu’une chasse à la sanction, il s’agissait d’une phase de contrôle et d’information auprès des usagers.
Un jeune homme, cité sous le prénom de Marcus par les policiers présents sur place, a ainsi été intercepté devant l’église Saint-Vincent-de-Paul. Il se rendait au travail en trottinette et roulait tête nue au moment du contrôle. D’après le récit recueilli sur le terrain, il s’est arrêté sans difficulté et a garé son engin sur le trottoir à la demande des agents.
Une mesure qui vise à réduire les accidents
Cette nouvelle obligation s’inscrit dans une volonté plus large de sécuriser la circulation des engins motorisés en milieu urbain, où les accidents impliquant des trottinettes électriques se sont multipliés ces dernières années. Le port du casque et du gilet réfléchissant doit permettre de mieux protéger les usagers, en particulier lors des trajets domicile-travail effectués tôt le matin ou en soirée, quand la visibilité est réduite.
Les autorités parisiennes ont indiqué que cette phase de contrôle marquait le début d’une application plus stricte de l’arrêté, avec des opérations appelées à se multiplier dans les prochaines semaines sur les grands axes de la capitale.