Le week-end du 15 août s’annonce compliqué pour les voyageurs. La grève EasyJet, déclenchée par trois syndicats de personnels navigants, entraîne l’annulation d’une quarantaine de vols samedi au départ de la France. Dimanche pourrait connaître un scénario similaire.
Un mouvement social qui paralyse une partie du trafic
Le préavis avait été déposé bien en amont. Il couvre en réalité toute la période du 7 août au 2 septembre, mais c’est le week-end du 15 août qui cristallise les tensions.
Selon William Bourdon, responsable syndical au SNPNC-FO, une quarantaine de vols sont d’ores et déjà supprimés samedi. Pour dimanche, l’incertitude demeure : les salariés grévistes ont jusqu’à minuit pour se déclarer, ce qui empêche pour l’instant tout décompte précis.
Trois organisations sont à la manœuvre : le SNPNC-FO, l’UNPNC-CFDT et l’UNAC-CFE-CGC. Leur intersyndicale a formalisé l’appel à la grève mercredi, immédiatement après l’échec de discussions avec la direction de la compagnie.
Des négociations dans l’impasse
Le point de friction porte sur les conditions de travail du personnel navigant commercial. Plannings modifiés à la dernière minute, journées de vol enchaînées sur plusieurs jours, rotations jugées épuisantes : les syndicats parlent d’une dégradation continue, installée depuis plusieurs mois.
Du côté d’EasyJet, le ton est différent. La compagnie britannique a dénoncé une action qu’elle juge opportuniste, intervenant selon elle en dehors de tout cadre de négociation formel. Elle affirme avoir déjà transmis des propositions d’ajustements et annonce des discussions prévues en septembre.
Un précédent existe. En avril, un appel à la grève limité à la journée du lundi de Pâques n’avait eu que des répercussions mineures sur le trafic. Rien ne garantit que ce nouvel épisode suive le même schéma, vu l’ampleur du calendrier de mobilisation annoncé.
Une compagnie au poids important dans le ciel français
EasyJet occupe la deuxième place du transport aérien en France en nombre de passagers, juste derrière Air France. La compagnie s’appuie sur plusieurs bases, notamment à Paris, Lyon et Nice, et emploie plusieurs milliers de salariés dans l’Hexagone, dont une large part de personnel navigant.
Le marché français reste stratégique pour EasyJet en Europe continentale, où son activité a nettement progressé ces dernières années, portée par le retrait d’autres compagnies et la reprise du trafic aérien post-Covid.
Pour les passagers concernés par une annulation, la vigilance reste de mise : suivre les communications directes d’EasyJet et anticiper d’éventuelles modifications d’horaires reste la meilleure option avant de se rendre à l’aéroport.
Les prochains jours diront si cette grève EasyJet s’étend au-delà du week-end du 15 août, à l’approche des négociations promises pour septembre.