Coup d’arrêt dans les négociations sur Gaza. Ce dimanche, Benyamin Netanyahou a publiquement écarté la proposition américaine censée ouvrir la seconde phase du plan de paix, alors même que le Hamas avait donné son accord fin juillet. Le premier ministre israélien pose une condition non négociable : le désarmement total du mouvement palestinien.
Un désaccord frontal avec Washington
Lors d’une réunion de son cabinet, le chef du gouvernement israélien a balayé le document en quinze points porté par le Conseil de paix de Donald Trump. Sa position ne varie pas : aucune troupe israélienne ne quittera le territoire tant que le Hamas n’aura pas rendu ses armes de façon vérifiable.
Ce refus tranche avec l’optimisme affiché quelques jours plus tôt par la Maison-Blanche. Fin juillet, le Hamas avait accepté de transférer son arsenal à un comité de gouvernance palestinien en cours de formation, une avancée que Donald Trump avait qualifiée de décisive dans la résolution du conflit déclenché par l’attaque du 7 octobre 2023.
Tel-Aviv doute de la sincérité du Hamas
L’entourage de Netanyahou justifie ce blocage par une méfiance persistante envers les intentions réelles du mouvement islamiste. Selon le porte-parole du premier ministre, les agissements récents du Hamas laisseraient présager la préparation de nouvelles attaques similaires à celles du 7 octobre plutôt qu’un véritable renoncement aux armes.
Le plan du Conseil de paix américain prévoyait pourtant que Gaza devienne à terme une zone démilitarisée et sans menace pour ses voisins. Un objectif que Netanyahou dit partager sur le papier, tout en jugeant les garanties actuelles insuffisantes pour amorcer un retrait militaire.
Ce nouveau blocage relance les incertitudes sur le calendrier du plan de paix, alors que la région reste sous tension près de trois ans après le début de la guerre.
Reste à savoir si Washington maintiendra la pression sur Israël pour débloquer ce dossier — un développement à suivre de près dans les prochains jours.